En juillet et août, quelles cibles dans le ciel ?

Les durées de nuit s’allongent…

Juillet 2026 : environ 3 h 20 min de nuit astronomique en moyenne.

Août 2026 : environ 6 h 15 min de nuit astronomique en moyenne.

Moyenne sur les deux mois (juillet + août) : ≈ 4 h 45 min par nuit.

Hélas, avec les températures élevées, la perturbation atmosphérique est haute, mais les nuits sont douces pour les observations prolongées.
Une bonne occasion pour s’amuser à observer ou capturer des objets plus compliqués.

Quelques suggestions pour la période :

Hole in a Cluster

« Hole in a Cluster« 

Mag.: 6.8 Size: 22.8′

NGC 6811 est un amas ouvert situé dans la constellation du Cygne. Il est célèbre sous le nom de « Trou dans l’amas » en raison de son centre sombre caractéristique, entouré d’étoiles.

Cet amas comprend environ un millier d’étoiles. Aux jumelles (min 10x), il apparaît comme une tache floue, avec un télescope à ouverture moyenne (80-125mm) et un grossissement d’environ 70x, on peut l’approcher visuellement à un « anneau de fumée d’étoiles » ou à un « masque de joyaux ». La meilleure période pour observer cet amas se situe généralement en juillet.

SH 2-108

SH 2-108

Mag.: N/A Size: 3º

L’objet Sh2-108 désigne une vaste région H II, plus connue sous les noms comme IC 1318, région de Sadr ou Butterfly Nebula. On reviendra sur IC1318 plus tard.

C’est un immense complexe d’hydrogène ionisé situé dans la constellation du Cygnus, à environ 1 500 à 3 700 années-lumière selon la partie considérée du complexe. Les cavités caractéristiques visibles dans les images de Sh2-108 peuvent avoir plusieurs origines :

  • Nuages de poussière (nébuleuses obscures) absorbant la lumière de l’hydrogène.
  • Bulles soufflées par les vents stellaires d’étoiles massives.
  • Régions ionisées sculptées par le rayonnement ultraviolet des étoiles de l’association OB locale.
  • Superposition de plusieurs couches de gaz et de poussière le long de la ligne de visée.

En astrophotographie, si vous recherchez une cible présentant un véritable « trou » spectaculaire dans Sh2-108, je vous recommande de cadrer :

  • Sadr (γ Cygni),
  • IC 1318 (Butterfly Nebula),
  • LDN 889,
  • l’amas ouvert NGC 6910.

Cette combinaison offre un contraste remarquable entre : les émissions Hα très lumineuses, les bandes de poussière noire et l’amas d’étoiles de NGC 6910, ce qui donne l’impression visuelle de cavités ou de « trous » dans la nébuleuse.

LBN 193

LBN 193

Mag.: N/A Size: 1.5º

LBN 193 est une entrée du catalogue de Beverly Lynds des nébuleuses brillantes (Lynds Bright Nebulae). Il s’agit d’une nébuleuse diffuse très faible, principalement visible en photographie longue pose.

Le catalogue LBN recense des nébulosités en émission, en réflexion ou mixtes. Ce qu’il ne faut pas confondre :
LBN = Lynds Bright Nebulae (nébulosités lumineuses).
LDN = Lynds Dark Nebulae (nébuleuses obscures), constituées de poussière qui masque les étoiles d’arrière-plan.

LBN 193 est de type nébuleuse brillante diffuse, essentiellement avec une émission par réflexion avec des zones de faible émission Hα selon les secteurs.
Extrêmement difficile, voire impossible à observer visuellement dans un télescope amateur classique. Mais en photographie, une cible bien adaptée aux longues intégrations sous un ciel très sombre.

Elle fait partie de ces objets qui demandent souvent 10 à 30 heures d’intégration, parfois davantage, pour révéler les structures les plus faibles.

Fish on the Platter Nebula

Fish on the Platter Nebula

Mag.: N/A Size: 6º

La nébuleuse du Poisson sur le Plat, dans la constellation de l’Aigle, est une nébuleuse obscure remarquable, un nuage de poussière se détachant sur la Voie lactée, riche en étoiles.

Cette grande tache a une forme irrégulière, souvent décrite comme un E, un C ou un fer à cheval, avec des prolongements ou « cornes » pointant vers l’ouest.

C’est un exemple classique de la façon dont la poussière interstellaire obscurcit la lumière de fond. Sous un ciel noir, cette nébuleuse est visible à l’œil nu et facilement repérable aux jumelles (dès 7×50) et apparait comme une tache sombre bien visible. Pour une observation au télescope, un large champ de vision et des filtres (de préférence supresseur de pollution lumineuse) est préférable.

Blinking Planetary Nebula

Blinking Planetary Nebula

Mag.: 8.8 Size: 39″

La « nébuleuse planétaire clignotante« , également appelée « nébuleuse scintillante« , est une enveloppe de gaz incandescente expulsée par une étoile mourante de la constellation du Cygne. Elle est célèbre pour cet effet d’optique unique : elle semble « clignoter » et disparaître selon l’angle d’observation.

Caractéristiques principales

  • Type : nébuleuse planétaire.
  • Constellation : Cygnus.
  • Magnitude : environ 8,8.
  • Dimension apparente : environ 27 × 24 secondes d’arc.
  • Distance : de l’ordre de 2 000 années-lumière (les estimations varient selon les méthodes).
  • Étoile centrale : très brillante (magnitude ≈ 10,5), responsable de l’ionisation du gaz.

Pourquoi « clignoter » ?

Le phénomène est un effet physiologique de la vision.

  • Lorsque vous regardez directement la nébuleuse, votre œil fixe l’étoile centrale brillante, ce qui rend l’enveloppe gazeuse moins perceptible.
  • En vision décalée (vision périphérique), l’étoile paraît moins dominante et la nébuleuse devient soudain beaucoup plus visible.
  • En alternant ces deux modes de vision, on a l’impression que la nébuleuse « clignote ».

Ce phénomène est particulièrement marqué avec des instruments de 150 à 300 mm de diamètre. En imagerie, NGC 6826 montre :

  • un anneau elliptique riche en émission OIII (bleu-vert) ;
  • des filaments internes complexes ;
  • une faible enveloppe externe visible avec de longues poses ;
  • une étoile centrale extrêmement lumineuse.

Les filtres OIII et révèlent très bien la structure interne, tandis qu’une image en RGB met davantage en valeur l’étoile centrale. C’est une excellente cible estivale, mais elle nécessite une focale relativement longue (1 500 à 2 500 mm) pour révéler les détails. À plus courte focale, elle apparaît comme un petit disque brillant au milieu d’un riche champ d’étoiles du Cygne.

Cette nébuleuse planétaire présente aussi des zones brillantes distinctes de part et d’autre, appelées régions d’émission rapide à faible ionisation (FLIER).

Gamma Cygni Nebula

Gamma Cygni Nebula

Mag.: N/A Size: 50′

La nébuleuse Gamma Cygni, ou région de Sadr, est une vaste nébuleuse en émission diffuse située dans la constellation du Cygne. Centrée autour de l’étoile brillante Sadr, cette région proche de la Voie lactée est riche en hydrogène incandescent et en poussière noire.

Bien que son observation soit complexe, la nébuleuse est visible à l’œil nu dans d’excellentes conditions d’observation. Elle s’observe de préférence aux jumelles ou avec un télescope de petite à moyenne taille.…

Ce n’est pas une nébuleuse unique au sens strict, mais un vaste complexe de nébuleuses en émission situé dans une zone très riche de la Voie lactée.

  • Nom courant : région de Sadr / Gamma Cygni Nebula.
  • Étoile centrale : Gamma Cygni.
  • Catalogue principal : IC 1318.
  • Catalogue Sharpless : principalement Sh2-108.
  • Distance : environ 1 500 à 5 000 années-lumière selon les structures considérées.

Il s’agit d’une région H II :

  • de grands nuages d’hydrogène ionisé (Hα) ;
  • excités par le rayonnement ultraviolet d’étoiles massives proches ;
  • mélangés à des bandes de poussière interstellaire sombre.

La nébuleuse contient :

  • des zones d’émission rouge intense en hydrogène alpha (Hα) ;
  • des zones de poussière absorbante qui découpent le champ en filaments sombres ;
  • des régions de réflexion bleutées autour de certaines étoiles.

La partie la plus célèbre est IC 1318, souvent appelée Butterfly Nebula :

  • deux grandes ailes lumineuses séparées par une bande sombre ;
  • la séparation centrale est due à un nuage de poussière, notamment associé à LDN 889 ;
  • l’impression de « trou » ou de faille est donc une ombre de poussière, pas une absence de matière.
Barnard's Galaxy

Barnard’s Galaxy

Mag.: 8.1 Size: 13.8′

La galaxie de Barnard (NGC 6822) est une galaxie naine irrégulière proche, située dans la constellation du Sagittaire et appartenant à notre Groupe local.

De structure et de composition similaires au Petit Nuage de Magellan, elle est remplie de jeunes étoiles bleues et parsemée de la lueur rosée de nombreuses régions de formation d’étoiles, également appelées régions HII.

Les observations révèlent une formation stellaire active au sein de nuages ​​de gaz denses, ce qui en fait un objet d’étude fascinant. Visuellement, sous un ciel sombre, cette galaxie, grande mais peu brillante, présente une faible luminosité.…

NGC 6822 est une petite galaxie pauvre en éléments lourds (« faible métallicité »), ce qui la rend très intéressante pour l’étude de l’évolution des galaxies primitives.

Elle contient :

  • de nombreuses régions de formation d’étoiles ;
  • des amas d’étoiles jeunes ;
  • des nuages d’hydrogène ionisé (régions H II) ;
  • une grande quantité de gaz interstellaire.

Les zones H II les plus célèbres sont cataloguées dans le catalogue de Hodge 10 et d’autres régions de formation stellaire.

Particularités

  • Sa structure est désordonnée : elle n’a ni bras spiraux ni bulbe classique.
  • Elle ressemble probablement à de nombreuses galaxies primitives de l’Univers jeune.
  • Elle a servi à calibrer des méthodes de mesure des distances cosmiques grâce à ses étoiles variables de type Céphéide.

NGC 6822 est une cible astrophotographique difficile mais très intéressante :

  • faible brillance surfacique ;
  • faible hauteur depuis la Belgique (elle reste basse dans le ciel) ;
  • nécessite un ciel sombre.

La focale recommandée est de 400–800 mm pour montrer la galaxie entière, avec souvent 10 heures ou plus en terme d’intégration, et utiliser des filtres L-RGB ; ajouter du peut aider révéler les régions de formation d’étoiles

Brocchi's Cluster

Brocchi’s Cluster

Mag.: N/A Size: N/A

L’amas de Brocchi, plus communément appelé le Cintre, est un astérisme remarquable composé de dix étoiles dans la constellation du Petit Renard.

Il forme une ligne droite de six étoiles surmontée d’un crochet de quatre étoiles, une forme qui lui a valu son nom. C’est un alignement totalement du au hasard, toutes les étoiles étant situées à des distances différentes et non liées gravitationnellement.

Sous un ciel bien noir, on peut apercevoir le Cintre à l’œil nu comme une tache floue. Il est préférable de l’observer aux jumelles ou avec un petit télescope.…

Tous les liens vous mênent au site Telescopius, qui vous aidera à cerner les objets dans le ciel.

Les cibles de juin

Si un ciel apparait entre les orages, quels objets du ciel profond sont bien positionnés pour l’observation ? Voici quelques suggestions parmi bien d’autres objets possibles.

SH 2-45

Mag.: N/A Size: 1º

Image : ESA

Les 313 objets du catalogue de Sharpless (SH) se chevauchent avec de nombreux autres catalogues, comme les 110 objets du catalogue de Messier (M), les 7 840 objets du New General Catalogue (NGC), le catalogue de Caldwell (C) (qui est lui-même le florilège des autres catalogues avec 109 objets), le catalogue RCW (RCW) ou encore l’Index Catalogue (IC).

Dans le cas de SH2-45, couvre notamment M17, NGC 6618, Sh2-45, RCW 160, Gum 81 et la Nébuleuse de Swan.

Pour capturer cette région, une astrophoto longue (plusieurs heures peuvent être largement cumulées) et l’usage d’un ou des filtres préviliégiant H-alpha, OIII ou SII sont recommandés.

Small Sagittarius Star Cloud

Mag.: 2.5 Size: 2º

Image : DSS

Le Petit Nuage d’étoiles du Sagittaire, ou M24, situé dans la constellation du Sagittaire, n’est pas un objet distinct comme un amas ou une nébuleuse.

C’est une vuse sur la poussière cosmique environnante, et les régions profondes de la Voie lactée dans le bras spiral du Sagittaire.

Une très grande concentration d’étoiles de types et de couleurs différentes. Visible à l’œil nu comme une tache floue, M24 brille véritablement aux jumelles, se révélant sous forme d’un point lumineux unique.…

M 92

Mag.: 6.5 Size: 11.2′

Image : ESA

M92 est un amas globulaire situé dans la constellation d’Hercule à environ 25 775 a.l. (8,3 kpc) du Soleil et à 31 310 a.l. (9,6 kpc) du centre de la Voie lactée.

Il a été découvert par l’astronome allemand Johann Elert Bode en 1784. Charles Messier le découvrit indépendamment et l’inscrivit à son catalogue le 18 mars 1781. L’astronome français Jérôme Lalande a aussi enregistré cet amas le 25 mai 1795. William Herschel a été le premier à résoudre M92 en étoiles en 1783.

Étant situé dans la constellation d’Hercule, dans lequel se trouve également le Grand Amas d’Hercule M13, il est moins souvent observé que ce dernier, bien qu’il soit tout aussi spectaculaire.

Le repérage de l’amas est cependant plus difficile que M13. Un moyen est de le rechercher est de partir du nord-est du milieu du segment reliant les étoiles Iota à Eta de la constellation d’Hercule.

L’amas est visible avec des jumelles et a alors l’aspect d’une tache blanchâtre diffuse. Un télescope de 200 mm permet de le résoudre dans de bonnes conditions d’observations.

Cat Eye Nebula

Mag.: 8.1 Size: 37″

Image : ESA, NASA

La nébuleuse de l’Œil de Chat ou NGC 6543 ou Caldwell 6 (C6 du catalogue de Caldwell) est une nébuleuse planétaire de la constellation du Dragon.

Cette nébuleuse planétaire à la forme spectaculaire et complexe est composée de multiples couches de gaz brillants, formées par l’éjection gazeuse convulsive des couches externes de son étoile centrale (de la taille du Soleil) devenue une naine blanche en évolution stellaire finale de fin de vie.

À l’image de nébuleuses planétaires telles que NGC 6751 (surnommée « nébuleuse de l’Œil étincelant » ou NGC 7293 (surnommée « l’œil de Dieu »), elle est nommée d’après sa morphologie inspirée d’une forme d’œil de chat.

La nébuleuse NGC 6543 est située à environ 5,0 degrés au nord-est de Zeta Draconis, une étoile binaire de magnitude égale à 3,17.

L’Œil de Chat a été la première nébuleuse planétaire observée avec un spectroscope à prisme par William Huggins le 24 août 1864. Dans son laboratoire privé, lui et son épouse ont réalisé de nombreuses observations des lignes spectrales d’émission et d’absorption de divers corps célestes.

Oui mais tout cela, c’est difficile à observer !

On entend souvent cette remarque de débutants, qu’en est-il en pratique ?

Qualité du ciel : la première condition… Un ciel totalement urbain est évidemment le premier obstacle à vaincre, et seuls les télescopes automatisés (avec « Go to » ou recherche plus ou moins évolué) permettent de les trouver à coup sur dans le ciel.

Diamètre du télescope : pour voir des objets faibles, il faut un diamètre adapté ou une caméra sensible. Qu’utilisait les illustres découvreurs de ces objets ?

Stewart Sharpless : né en 1926 et décédé en 2013, a utilisé tous les moyens professionnels disponibles dans le cadre de sa profession.
Dès les années 1950), il n’observait plus directement à l’œil nu à travers un oculaire et a principalement scruté des plaques photographiques géantes issues de relevés célestes professionnels. Il utilisa (notamment) des télescopes de 1,83m et de 35cm, dont le dernier, muni de filtres très sensibles dont l’usage lui a donné l’envie de créer son catalogue.

Charles Messier : a utilisé plus d’une douzaine d’instruments différents tout au long de sa carrière d’astronome au XVIIIe siècle, alternant entre des lunettes (réfracteurs) et des télescopes à miroirs (réflecteurs).
Ces instruments étaient de conception modeste par rapport aux standards actuels, avec des diamètres principalement compris entre 50 mm et 200 mm. Au vu de la qualité des optiques, tous les télescopes d’entrée de gamme et les jumelles actuels (dès 30 mm) dépassent largement les performances de ces télescopes historiques.

Johann Elert Bode : a fini par utiliser des télescopes de l’observatoire de Berlin, mais a généralement observé avec sa lunette de 90mm de très bonne qualité, qui est équivalent à une lunette de 60-80mm actuelle.

William Herschel : ne se contentait pas d’acheter ses instruments : il était un constructeur de génie et a fabriqué plus de 400 télescopes au cours de sa vie. Délaissant rapidement les lunettes, il s’est spécialisé dans les télescopes réflecteurs (à miroirs) coulés dans un alliage de cuivre et d’étain (le speculum metal), augmentant de manière spectaculaire le diamètre de ses instrument.
Bien qu’il ait construit plus grand, un télescope d’une focale de 20 pieds (6,1 mètres) et d’un miroir de 18,7 pouces (47 cm) est resté son véritable outil de travail quotidien. Cet instrument puissant mais encore maniable lui a permis de réaliser ses monumentaux catalogues de 2 500 nébuleuses et amas d’étoiles, assisté par sa sœur Caroline Herschel
Si il avait connu la qualité actuelle de métallisation des miroirs, qui sait ce qu’il aurait découvert !

Maniés à la main, sans moteur ni ordinateur, avec des performances comparables à un petit télescope actuel, ces découvreurs ont pu observer ces objets…. A vous de jouer !

Rem : Stellarium… Une préparation de l’observation sous cet outil est une aide appréciable à la recherche !

Profitez de la prochaine nouvelle Lune

Evidemment, si la météo est avec vous…

Quelques cibles bien situées pour vos observations et astrophotos…

LDN 43

Mag.: N/A Size: N/A

LBN 7 et LDN 43, la nébuleuse de la Chauve-souris cosmique. Cette créature insaisissable est enfouie dans la queue de poussière sombre de la nébuleuse de la Tête de Cheval bleue IC 4592, située dans la constellation du Scorpion. Elle paraît relativement petite sur cette image grand champ.

NGC 5985

Mag.: 11.1 Size: 4.6′

Moins connus que le triplet du Lion, NGC 5981, 5982 et 5985, collectivement connus sous le nom de triplet du Dragon, sont un beau groupe de galaxies situées haut dans la constellation du Dragon.

Contrairement au triplet du Lion, ces galaxies ne sont probablement pas liées et se situent à des distances différentes ; l’effet de triplet observé est donc purement dû à la ligne de visée. NGC 5985 se trouve à environ 120 millions d’années-lumière, NGC 5982 à environ 130 millions d’années-lumière et le petit bord de NGC 5981 à environ 100 millions d’années-lumière. Cependant, compte tenu des marges d’erreur dans la mesure des distances astronomiques, une relation entre elles reste possible.

NGC 5985 est une spirale presque vue de face et probablement la plus facile à observer du groupe. Elle est classée comme une galaxie de Seyfert de type 1 avec un trou noir actif en son centre. Elle est également classée comme une galaxie LINER.

NGC 5746

Mag.: 10.3 Size: 6.9′

NGC 5746 (également connue sous le nom de 
galaxie du Mini Sombrero est une galaxie spirale barrée située dans la partie orientale de la constellation de la Vierge . Elle a été découverte le 24 février 1786 par l’astronome germano-britannique William Herschel 
Elle est la galaxie principale du groupe de galaxies NGC 5746 (également connu sous le nom de LGG 386), lui-même appartenant au groupe Vierge III, situé à l’est du superamas de galaxies de la Vierge

M 107

Mag.: 8.9 Size: 10′

Parmi les amas globulaires, M107 n’est pas particulièrement dense. En comparant visuellement son apparence à celle d’autres amas globulaires, tels que M53 ou M54, on constate que les étoiles qui le composent sont moins serrées, ce qui rend ses membres plus distincts, à l’image des supporters individuels dans les tribunes d’un stade.

Découvert en 1782 par Pierre Méchain, astronome français et collègue de Charles Messier, et répertorié indépendamment un an plus tard par l’astronome britannique William Herschel, M107 fut le dernier objet Messier à être découvert. Les objets M104 à M109 furent tous découverts par Méchain et considérés comme des « objets Méchain » jusqu’en 1947, date à laquelle ils furent ajoutés au catalogue Messier par l’astronome canadienne Helen Sawyer Hogg.

M107 se situe à 20 000 années-lumière de la Terre, dans la constellation d’Ophiuchus (le Serpentaire). Sa magnitude apparente est de 8,9 et elle est plus facilement observable avec un petit télescope.

Splinter Galaxy

Mag.: 14.5 Size: 11.2′

NGC 5907, également connue sous le nom de « Galaxie de l’Éclat » et de « Galaxie du Tranchant », est une galaxie spirale vue par la tranche, caractérisée par une bande de poussière bien visible. Elle se situe à environ 55,4 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation du Dragon. NGC 5906 lui est également associée et correspond à une zone moins lumineuse située à l’ouest de la bande de poussière. Elle fait partie du groupe de galaxies NGC 5866.

NGC 5907 a été découverte en 1788 par William Herschel , tandis que NGC 5906 a été cataloguée par George Johnston Stoney en 1850.

LBN 1114

Mag.: N/A Size: 3.7º

C’est une nébuleuse par réflexion située dans la constellation du Scorpion. Elle fait partie du complexe gazeux entourant l’étoile nu Scorpii (Jabbah). Elle est étroitement associée à IC 4592, plus connue sous le nom de nébuleuse de la Tête de Cheval Bleue. Sa couleur bleutée caractéristique provient de la réflexion de la lumière des étoiles chaudes sur la poussière interstellaire.

SH 2-27

Mag.: N/A Size: 8º

Sh 2-27 (également appelée Sharpless 27) est une vaste nébuleuse en émission et une région HII située dans la constellation d’Ophiuchus (le Serpentaire). Elle entoure l’étoile Zeta Ophiuchi, une étoile « fugitive » (runaway star) très massive et brillante de type O.

C’est cette étoile qui ionise le gaz environnant, le faisant briller.
Bien qu’elle soit très étendue (environ 10° x 15° dans le ciel), elle est extrêmement faible et difficile à observer à l’œil nu ou avec un petit télescope sans filtres spéciaux (comme un filtre H-alpha). Elle se trouve à environ 440 à 550 années-lumière de la Terre, ce qui en fait l’une des nébuleuses en émission les plus proches de nous. La nébuleuse a une forme elliptique allongée. On y observe une onde de choc en arc (bow shock) créée par le déplacement rapide de Zeta Ophiuchi à travers la poussière interstellaire.

Bon ciel….

Archéologie Galactique

Sur base de l’article : https://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2026/03/aa58913-26/aa58913-26.html

Faisons un parallèle : l’archéologie terrestre étudie le passé de l’humanité tandis que l’archéologie galactique retrace le passé de notre « home » galactique, la Voie Lactée.

Pour étudier les migrations des peuplades sur la surface terrestre, on se base sur toutes les traces pouvant subsister à travers les âges : habitats, sépultures, ossements, traces biologiques ou même : de documents.

Pour faire de même avec une galaxie, il faudra étudier le parcours des étoiles et des galaxies qui la compose au travers du temps. Dans notre cas, on sait que notre Soleil est né il y a environ 4,6 milliards d’années et cela à plus de 10 000 années-lumière du centre de la Voie lactée que nous voyons aujourd’hui.

L’étude des groupes d’étoiles au sein de notre galaxie, ainsi que la composition de celles-ci ont corroboré la théorie de cette migration, mais elle a aussi longtemps constitué une énigme pour les scientifiques, car les mêmes observations révèlent une barrière » (nommée de « corotation ») qui empêche les étoiles de s’en échapper, et donc, de migrer comme on le supposait.

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11/02 – Journée des femmes et filles dans la science

Le 11 février nous célébrons la journée des femmes et des filles dans la science.

Le 11 février est la Journée internationale des femmes et des filles de science. Dans l’histoire, nous avons découvert dans nos manuels scolaires des astronomes dont l’importance a traversé les générations ; leurs inventions et leurs découvertes ont marqué des tournants décisifs : Newton, Stephen Hawking, Copernic… Mais l’astronomie n’a pas toujours été faite par des hommes. Des femmes ont, elles aussi, réalisé des découvertes extraordinaires, comme Cecilia Payne avec ses travaux sur les Céphéides, Jocelyn Bell avec la découverte du premier pulsar, ou encore Hypatie avec son planisphère.

L’histoire est écrite par elles aussi, même si cette partie est restée longtemps dans l’ombre. Créer des modèles féminins pour les générations plus jeunes est essentiel : elles sont l’avenir de la science. Et chaque fille qui reprend le flambeau de l’astronomie poursuit l’héritage de ces grandes étoiles qui nous regardent depuis le firmament.

Chez Latitude 5050, les femmes et les filles constituent 30% des membres. Un des objectifs de notre association est de promouvoir l’astronomie et la science en général au plus grand nombre, en espérant ainsi éveiller la curiosité des plus jeunes en peut être créer ainsi des vocations dans ce domaine.

Le comète C/2026 A1 (MAPS) – A surveiller

Une comète récemment découverte est à surveiller, elle pourrait se montrer début avril.

C/2026 A1 (MAPS) a été repéré par une équipe de quatre astronomes amateurs avec un télescope télécommandé dans le désert d’Atacama le 13 janvier 2026.

Elle apparatient au groupe des comètes rasantes de Kreutz , qui comptent généralement parmi les comètes les plus brillantes et les plus spectaculaires observées.

Son orbite est extrêmement allongée autour du Soleil et se dirige droit vers une rencontre explosive avec notre étoile. Début avril, elle passera à seulement 120 000 km de la surface solaire.

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Les aurores du 19/1/2026

On peut dire que ce cycle solaire nous aura réservé (pour les observateurs terrestres du moins) de bonnes surprises.

Après mai 2024 et novembre 2025, voici la nuit du 19/1/2026 qui s’ajoute dans la liste des aurores boréales visibles de la petite Belgique.

Que s’est-il passé ?

Tout part de l’activité solaire intense et éruptive avec l’observation d’une éruption de classe X et de deux éruptions de classe M.

Rappel : les éruptions solaires se classent par leur puissance, avec une échelle logarithmique (chaque niveau suivant = 10x le précédant) codées avec des lettres allant de A à Z avec 10 sous-niveaux.

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Décembre, le mois des Géminides

Plus importantes que les Espérides, ce mois-ci, ne manquez pas les Géminides, l’une des plus impressionnantes pluies d’étoiles filantes de l’année.

Entre le 4 et le 17 décembre 2025, la Terre traverse le nuage de poussières laissé par l’astéroïde (3200) Phaéton.

Ces minuscules grains, se déplaçant à très haute vitesse (plusieurs dizaines de km/s) s’enflamment dans l’atmosphère et forment l’une des plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année.

Les météores des Géminides sont très brillants, avec une longue queue, et présentent une grande variété de couleurs : principalement du blanc et un peu de jaune, mais aussi du rouge, du bleu et du vert. La principale raison de ce phénomène multicolore est la présence de traces de métaux comme le sodium et le calcium.

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En hiver, n’oublions pas la Lune et les planètes !

L’hiver est certainement la meilleure période pour l’astronomie sous nos régions… Et aussi la plus redoutée, avec le froid qui sera de-facto lié au nuit étoilée sans perturbation…

Si l’observation du ciel profond est certes la cible de choix (si il est visible), il n’empêche que notre satellite naturel et les planètes de notre système solaire nous offrent aussi leur meilleures vues d’eux-mêmes pendant cette période, si ils sont visibles.

Par exemple, ce n’est que pendant quelques nuits par an que l’on peut se lancer dans la « haute résolution » (l’image la meilleure, avec une perturbation très faible) mais très souvent, c’est aussi en hiver qu’elles sont disponibles.

La Lune est la cible la plus facile et endroits à visiter ne manquent pas, voici une animation des phases pour 2025 :

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